ROMARINS

Où a coulé le Torrey Canyon: Impact et leçons apprises

Le désastre du Torrey Canyon: une leçon pour l'écologie marine

Lorsque le Torrey Canyon a sombré dans les eaux troubles de l’océan Atlantique, il a déclenché l’une des pires catastrophes maritimes de l’histoire. Ce supertanker, transportant des milliers de tonnes de pétrole brut, a laissé derrière lui un sillage de destruction environnementale et de bouleversements réglementaires. Découvrons ensemble l’histoire poignante de là où a coulé le Torrey Canyon et ses conséquences profondes.

Le Naufrage du Torrey Canyon

Le Torrey Canyon, un pétrolier dont le naufrage est survenu le 18 mars 1967, occupe une place significative dans l’histoire de l’industrie maritime. Voici les éléments clés de cette tragédie :

  • Le Naufrage:
    • Le Torrey Canyon, appartenant à la filiale libérienne de l’Union Oil Company of California, transportait 120 000 tonnes de pétrole brut.
    • Il s’échoue entre les îles Sorlingues et la côte britannique.
    • Malgré tous les efforts de lutte, plusieurs nappes de pétrole dérivent dans la Manche, touchant les côtes britanniques et françaises.
    • Certains des dispersants utilisés pour la lutte se révéleront plus toxiques que le pétrole lui-même.
  • Conséquences:
    • L’échouement du Torrey Canyon fut l’une des fortunes de mer les plus célèbres du XXe siècle.
    • Cette catastrophe écologique majeure a suscité une prise de conscience en Europe quant au risque de marées noires touchant leurs côtes.
  • Caractéristiques du Navire:
    • À l’origine, le Torrey Canyon était un pétrolier de 60 000 tonnes construit aux États-Unis.
    • Il fut agrandi au Japon en 1964, atteignant une capacité de 120 000 tonnes.
    • Sa longueur hors tout est de 267,30 m pour une largeur de 41,25 m.
    • Propulsé par un moteur Diesel 2 temps, il pouvait atteindre une vitesse de 17 nœuds.
  • Métaphores liées à la Navigation:
    • Le naufrage du Torrey Canyon rappelle que la navigation est un équilibre délicat entre expérience et vigilance. Le commandant doit acquérir de l’expérience tout en évitant les erreurs préjudiciables.
    • Cette tragédie a également montré que les méthodes de résorption du pétrole (détergents, dispersants, etc.) pouvaient avoir des effets nocifs sur la flore et la faune marines, parfois pires que le pétrole lui-même.

Le désastre du Torrey Canyon

Le Torrey Canyon, un supertanker, a provoqué l’un des pires déversements de pétrole au monde. En 1967, il s’est échoué sur des rochers au large de la côte sud-ouest du Royaume-Uni, déversant environ 25 à 36 millions de gallons (94 à 164 millions de litres) de pétrole brut dans l’océan. Les tentatives pour atténuer les dégâts ont inclus le bombardement de l’épave par des avions de la Royal Navy et de la Royal Air Force.

Des centaines de kilomètres de côtes au Royaume-Uni, en France, à Guernesey et en Espagne ont été touchés par le pétrole et d’autres substances utilisées pour limiter les dégâts. Cet événement a été la pire marée noire au monde et a entraîné des changements significatifs dans les lois maritimes et les mesures de lutte contre les déversements de pétrole.

Voici les détails clés sur le Torrey Canyon :

  • Date de l’accident : Le 18 mars 1967, le Torrey Canyon a heurté Pollard’s Rock, à l’extrémité ouest des Seven Stones, entre la côte cornouaillaise et les îles Scilly.
  • Conséquences environnementales : Environ 50 miles (80 km) de côtes françaises et 120 miles (190 km) de côtes cornouaillaises ont été contaminés. Environ 15 000 oiseaux marins ont été tués, ainsi que de nombreux organismes marins, avant que la nappe de pétrole de 270 miles carrés (700 km²) ne se disperse.

Ce désastre a eu un impact majeur sur l’environnement marin et a servi de leçon pour la protection des écosystèmes fragiles.

Prévention et Réduction des Risques Maritime

Face aux catastrophes maritimes, les autorités et les gouvernements ont adopté diverses mesures pour prévenir de tels événements et réduire les risques. Voici quelques points clés :

  • Prévention et Réduction des Risques: L’ONU souligne l’importance de prévenir les catastrophes et de réduire les risques. Selon la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed, le monde connaîtra en moyenne 1,5 catastrophe de grande ampleur chaque jour jusqu’à la fin de la décennie.

    Pour éviter cela, les pays doivent intensifier leurs mesures de prévention et de réduction des risques. Il est crucial de tirer des leçons de la pandémie de COVID-19 et d’améliorer la gouvernance des risques. Les systèmes de gouvernance doivent évoluer pour mieux faire face aux risques systémiques.

  • Cadre de Sendai: La septième Plateforme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe a fait le point sur la mise en œuvre du Cadre de Sendai, un accord de 2015 visant à protéger les acquis du développement contre les risques de catastrophe.

    Les décisions prises lors de ce forum international peuvent jouer un rôle crucial dans la prévention de futures calamités.

  • Sûreté Maritime: L’Organisation maritime internationale (OMI) a adopté des recommandations pour répondre aux problématiques de la sûreté maritime, de la piraterie et des vols à main armée à l’encontre des navires. La sécurité maritime nécessite une approche prospective à long terme, impliquant les autorités compétentes en matière d’aménagement du territoire et de gestion des ports.

En somme, la prévention des catastrophes maritimes est un enjeu crucial pour un avenir durable et résilient.

Le naufrage du pétrolier Torrey Canyon en 1967

Le naufrage du pétrolier libérien Torrey Canyon en 1967 a eu des conséquences significatives sur l’industrie maritime, l’environnement et la gestion des risques. Voici quelques points clés :

  • Marée noire du Torrey Canyon : Le naufrage a entraîné le déversement de plus de 77 500 tonnes d’hydrocarbures dans la Manche, touchant les côtes nord de la Bretagne. Les images d’oiseaux englués et de milieux littoraux saccagés ont marqué l’opinion publique.

    Cette catastrophe a inauguré une longue série de marées noires, dont 13 en France, dont 10 ont affecté les côtes bretonnes. Les populations d’oiseaux touchées ont mis des décennies à se rétablir.

  • Progrès technologiques en prévention des marées noires : Suite à cette catastrophe, des mesures de prévention ont été mises en place pour éviter de tels accidents. La double coque pour les navires, la surveillance du trafic maritime et la définition d’itinéraires sûrs sont des exemples de progrès technologiques visant à réduire les risques de marées noires.
  • Gestion des risques : La sécurité du trafic maritime dépend d’accords internationaux, ce qui rend la mise en œuvre des mesures de prévention complexe.

    La gestion de l’arrivée d’hydrocarbures sur le littoral relève des autorités nationales. Cependant, l’après-coup de la marée noire de l’Amoco-Cadiz en Bretagne (1978) n’a pas été plus performant que l’après-coup de l’Amoco-Cadiz. Il est essentiel de trouver un équilibre entre la protection de l’environnement et les impératifs économiques.

  • Observations sur les méthodes de résorption du pétrole : Lors de la pollution du Torrey Canyon, les biologistes marins britanniques ont constaté que les méthodes de résorption du pétrole (comme l’usage de détergents et de dispersants) pouvaient avoir un effet nocif sur la flore et la faune marines, pire que le pétrole lui-même.

    Après le naufrage de l’Amoco-Cadiz, des biologistes français ont tenté de prendre en compte ces observations lors du traitement du littoral breton, mais les autorités françaises ont privilégié le nettoyage visuel rapide des côtes, au détriment du milieu marin vivant.

En somme, le naufrage du Torrey Canyon a été un tournant dans la prise de conscience environnementale et a conduit à des améliorations dans la prévention des marées noires et la gestion des risques maritimes.

La tragédie du Torrey Canyon a profondément marqué l’industrie maritime et l’environnement, laissant une cicatrice indélébile dans les eaux tumultueuses de l’océan. Alors que les dégâts se diluent dans le temps, les leçons de cette catastrophe continuent de résonner à travers les générations, rappelant la fragilité de nos écosystèmes marins. L’endroit où a coulé le Torrey Canyon reste un mémorial silencieux, témoignant des dangers inhérents à l’exploitation des ressources naturelles et de la nécessité impérieuse de protéger nos océans pour les générations à venir.

Comments

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *